Les victimes des droits de douane européens sur l’acier s’expriment et se mobilisent pour faire entendre leur voix

Publié le 14 octobre 2025 par Joel Masson

Le 7 octobre, la Commission européenne a proposé des mesures controversées pour protéger le marché de l’acier européen. Ces nouvelles régulations pourraient entraîner une hausse des coûts pour les secteurs en aval, notamment l’automobile et la mécanique. Les critiques du lobby automobile et de la Fédération des industries mécaniques soulignent que ces changements risquent de rendre les entreprises européennes moins compétitives sur le marché mondial.

Les constructeurs automobiles s’inquiètent des mesures proposées par la Commission

L’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) a exprimé son scepticisme face aux nouveaux règlements proposés par la Commission européenne le 7 octobre 2023. Dans un communiqué publié le 8 octobre, elle affirme : « Nous ne contestons pas la nécessité d’un certain niveau de protection », tout en ajoutant que les propositions « vont trop loin dans la protection du marché européen ». Cette inquiétude reflète celle d’autres secteurs qui craignent une augmentation significative des coûts de production, impactant ainsi leur compétitivité.

À partir de l’été 2026, l’exécutif prévoit une réduction par deux des quotas permettant d’importer sans frais de l’acier en Europe. Parallèlement, les droits de douane augmenteront, passant de 25% à 50% pour toute importation au-delà de ces contingents. Selon les calculs fournis par la Commission européenne, cette mesure pourrait générer un surcoût d’environ 3%, soit autour de 50 euros par voiture et un euro par machine à laver. L’ACEA conteste cependant cette estimation et note qu’il est difficile d’évaluer pleinement « l’effet de l’inflation sur le marché intérieur » vu les nombreux facteurs économiques impliqués.

Tensions entre Etats-membres concernant ce nouvel arsenal législatif

Cette situation pourrait intensifier les débats entre États membres et au sein du Parlement européen concernant ces nouvelles protections pour l’acier qui devraient être adoptées début 2026. La discussion pourrait peser particulièrement sur la position allemande dans cet enjeu tarifaire.

Un député européen indique que si « le secteur automobile est davantage focalisé sur la date de 2035 pour mettre fin à la commercialisation des moteurs thermiques », il estime que « l’enjeu de l’acier est mineur pour eux ». Malgré leurs préoccupations, certains acteurs demeurent confiants quant à l’évolution positive des discussions réglementaires.

Difficultés liées à l’origine accréditée pour l’acier importé

La proposition visant à mieux définir l’origine de l’acier importé inquiète également les responsables du secteur automobile. La Commission propose que seule soit retenue comme référence l’emplacement où cet acier a été fondu au départ. Les représentants disent : « Les constructeurs devront obtenir des certificats auprès de fournisseurs situés plusieurs étapes en aval », ce qui pose potentiellement « des difficultés considérables » dans leur chaîne d’approvisionnement.

Préoccupations du secteur mécanique face aux changements prévus

Le domaine plus spécifique encore concerné demeure celui de la mécanique où selon un représentant de la fédération des industries mécaniques (FIM)« L’Europe importera moins d’acier chinois car celui-ci arrivera déjà transformé ». Ils insistent également sur le fait qu’ils doivent faire face à une concurrence accrue venant non seulement de pays comme la Turquie ou le Maroc mais aussi vis-à-vis du mécanisme proposé par Bruxelles autour du carbone aux frontières.

Dans ce contexte délicat, FIM exprime sa volonté d’une révision majeure : « On ne peut pas se contenter de transférer le problème de l’amont à l’aval». FIM représente environ 11 000 entreprises en France et milite activement contre les risques liés aux augmentations tarifaires envisagées.

Pour éviter une dégradation nette levée envers ses entreprises nationales , ils demandent اظن cerca1009 essayèd’un relèvement minimum.des quotas afin d’autoriser plus envahis imports exemptés , refusant fermement une baisse drastique portoitante anoncée depuis janvier dernier…

Cela étant dit, certaines voix affirment avoir adopté avec pragmatisme un modèle similaire mis notamment en place sous administration américaine avec taxes étendues sur divers produits transformés. Cependant,l’approche instaurée vers aborder progressivement p]product lines reste isolée,bref peu probable qu »elle trouve oreille attentive chez Bruxelles avant quelque temps…

Joel Masson
Journaliste sur Prix des Métaux 👑