L’or a-t-il atteint son niveau le plus élevé ?
Publié le 21 juin 2025, modifié le 24 juin 2025 par Joel MassonLe PDG de Walmart a annoncé une augmentation imminente des prix en raison des tarifs, malgré une baisse partielle liée à la Chine. Les attentes concernant l’or et les niveaux d’inflation sont également sous les radars, avec un consensus croissant sur le fait que l’or pourrait être surévalué. La Réserve fédérale surveille de près les attentes inflationnistes à long terme, qui commencent à augmenter.

Walmart prévoit d’augmenter ses prix en raison des tarifs
Le PDG de Walmart a averti que les tarifs douaniers imposés sur certains biens entraîneraient une augmentation des prix pour les consommateurs cette année. Cette annonce fait suite à la récente réduction des taux tarifaires liés à la Chine, mais le géant du commerce de détail reste incertain quant aux conséquences précises sur son activité principale.
Dans un contexte économique difficile, il a été indiqué que Walmart ne savait pas combien ces tarifs affecteraient sa marge. Cela traduit un sentiment négatif pour les consommateurs, alors même que certains produits pourraient voir leurs coûts s’envoler.
L’or face au consensus des gestionnaires d’actifs
Récemment évalué à 3 250 $, le prix de l’or connaît actuellement une stagnation après avoir atteint un niveau étonnant. Selon une enquête réalisée par Bank of America Global Fund Manager, près de 50% des gestionnaires estiment que l’or est désormais « surévalué ». Notamment, lors des précédents sommets de l’okoi, en 2011 et 2020, ce consensus était justifié car les prix avaient chuté par la suite.
Hamad Hussain de Capital Economics souligne également qu’il se pourrait que l’or reste confiné durant quelque temps. Il note que lors précédents rallyes (1976-1982 et 2008-2012), ils ont duré entre trois et quatre ans et suggère qu’on pourrait continuer dans ce schéma.
Les investisseurs institutionnels d’Asie et certaines banques centrales restent néanmoins parmi les principaux acheteurs d’or tandis que ceux en Occident demeurent sensibles aux fluctuations du dollar américain et aux taux réels d’intérêt.
Les attentes inflationnistes évoluent vers le long terme
La dynamique actuelle autour de l’inflation montre une inversion notable dans les attentes du marché. Alors qu’il y a un mois seulement on pouvait observer une stabilité au niveau long terme auprès des exigences obligataires, il semble aujourd’hui qu’un regain ait lieu depuis avril dernier.
Cette modification illustre comment la perspective d’une réduction tarifaire peut influencer rapidement ces anticipations économiques : si précédemment il y avait crainte face à une inflation transitoire due aux hausses tarifaires attendues, ce tension se déplace maintenant vers le court terme où elle devient moins préoccupante.
Cependant, cela pose aussi question pour la Réserve fédérale (Fed) qui doit faire face à cette montée affectant ses décisions politiques monétaires; principalement son organisme devra prêter attention à ces nouvelles prévisions soutenant potentiellement l’idée de maintenir des taux plus élevés plus longtemps.
Des questions persistantes demeurent concernant la politique tarifaire
Le future comportement du marché obligataire dépend avant tout du développement clair autour de la politique tarifaire mise en place par l’administration. Une vision plus définitive aidera sans doute à éclaircir comment ces anticipations inflationnistes avanceront.