L’or surpasse l’euro comme actif de réserve mondial, selon les déclarations de la BCE
Publié le 14 juin 2025, modifié le 15 juin 2025 par Joel MassonL’or dépasse l’euro comme deuxième actif de réserve des banques centrales

Les achats record d’or et la flambée des prix ont propulsé l’or en tant que deuxième bien le plus important pour les réserves des banques centrales, dépassant ainsi l’euro. Selon un rapport de la Banque centrale européenne (BCE), l’or représente désormais 20% des réserves officielles mondiales. L’accumulation continue d’or par ces institutions traduit une tendance vers une diversification face à l’instabilité géopolitique.
L’or atteint un niveau historique dans les réserves mondiales
D’après les données fournies par la BCE, l’année dernière, l’or a constitué environ 20% des réserves mondiales officielles, surpassant ainsi les 16% de l’Euro. En comparaison, le dollar américain reste le premier actif avec environ 46%. La BCE note que « les banques centrales ont continué à accumuler de l’or à un rythme record », ayant acquis plus de 1 000 tonnes d’or en 2024, ce qui représente près d’un cinquième de la production totale mondiale annuelle.
Le stock total d’or détenu par ces institutions s’approche des niveaux historiques atteints lors de l’ère Bretton Woods. Spécifiquement, il a culminé à près de 36 000 tonnes en 2024 contre 38 000 tonnes au milieu des années 1960.
Des pays tels que l’Inde et la Chine dominent les achats d’or
Les nations ayant réalisé les plus grands achats comprennent notamment l’Inde, la Chine, la Turquie, et la Pologne, selon le World Gold Council. Ce phénomène est accompagné d’une hausse significative du prix : en effet, celui-ci a augmenté de 30% durant l’année précédente, atteignant un sommet historique proche des 3 500 $ par once troy depuis le début de cette année.
La BCE souligne qu’un tel niveau est devenu « le deuxième plus grand actif de réserve mondiale » après le dollar américain.
Les préoccupations géopolitiques incitent à diversifier les réserves
Plusieurs analyses indiquent que « parmi cinq des dix plus grandes augmentations annuelles » concernant ces actifs depuis 1999 correspondaient souvent avec des sanctions appliquées sur ces mêmes États pendant ou juste avant cette période.
L’incertitude économique crée une demande accrue pour l’or
Une enquête menée auprès de cinquante-sept banques centrales montre que plusieurs facteurs contribuent actuellement à cette forte demande envers l’or : préoccupations sur le risque lié aux sanctions et volonté accrue envers une indépendance monétaire vis-à-vis du dollar sont dans toutes les discussions économiques actuelles.
Historiquement vu sous angle inflationniste lorsque son prix baissait avec une augmentation concurrentielle sur autres investissements réels, depuis début 2022 cependant cet engrenage traditionnel s’est rompu ; ainsi se tournant vers cet actif considéré comme refuge face tant au risque économique qu’à certaines tensions politiques persistantes.
En somme, alors même que nous observons cette hausse désordonnée dans toute son ampleur actuelle autour de différentes variantes influençant force plutôt directement notre économie globale localisée- qui semble encore relativement solide malgré tout-…la BCE indique : »Si ‘l’histoire est un guide’, cela pourrait également soutenir.’”.