3 interrogations sur l’acquisition de British Steel par le gouvernement du Royaume-Uni

Publié le 15 avril 2025, modifié le 15 avril 2025 par Joel Masson

La fermeture des hauts fourneaux de l’usine de Scunthorpe, propriété de Jingye, pourrait survenir d’ici juin 2025 en raison de pertes financières massives. Le gouvernement britannique tente d’intervenir pour maintenir la production afin d’éviter des conséquences économiques désastreuses. Cette situation fait écho à une crise plus large dans l’industrie sidérurgique européenne.

3 interrogations sur l’acquisition de British Steel par le gouvernement du Royaume-Uni

Le plan d’investissement de British Steel rebattu par les défis financiers

À la fin 2023, British Steel avait proposé un plan ambitieux pour moderniser ses deux vieux hauts fourneaux. Ces installations produisent de la fonte liquide essentielle à la fabrication d’acier mais génèrent également un volume important d’émissions de CO2 en utilisant du charbon métallurgique et du minerai de fer. L’objectif était leur remplacement par des fours électriques dédiés au recyclage, toutefois ce projet nécessitait le soutien financier du gouvernement britannique.

Malgré ces intentions, les discussions entre Jingye, propriétaire actuel des installations, et le gouvernement n’ont pas abouti. Fin mars, Jingye a déclaré son intention de fermer rapidement ces hauts fourneaux, « potentiellement d’ici juin 2025 »Les pertes s’élevaient à environ 700 000 livres sterling par jour, soit près de 810 000 euros, rendant la situation intenable économiquement.

Les répercussions politiques sur le gouvernement travailliste

La perspective ferme de fermeture est inacceptable pour le gouvernement dirigé par Keir Starmer qui a exprimé que ses propositions pour soutenir la transition n’ont pas été prises en compte. Le ministre du Commerce, Jonathan Reynolds, a affirmé : « Jingye n’a pas été franc tout au long de ce processus et ne nous a pas laissé d’autre choix que d’agir »

Des médias britanniques indiquent que pour réduire ses pertes financières, Jingye aurait stoppé l’approvisionnement en matières premières essentielles au fonctionnement spécialisé des voies ferrées. Cela pose le risque qu’un arrêt avant terme empêche toute possibilité technique ou économique future de redémarrage.

Intervention urgente du Parlement britannique pour préserver l’usine

Face à cette crise imminente, le Parlement s’est réuni en urgence le samedi 12 afin que le gouvernement puisse assurer continuellement la production à Scunthorpe. Bien que Jingye conserve formellement la propriété des lieux, une nouvelle loi permet au gouvernement d’assumer les responsabilités opérationnelles et managériales nécessaires avec prise en charge directe des salaires ainsi que celle des achats primordiaux comme les matières premières.

James Murray, secrétaire d’État au Trésor a justifié cette intervention : « En cas de fermeture, les coûts induits pour le gouvernement auraient pu dépasser le milliard de livres ».

Parallèlement se pose déjà une question cruciale quant à un potentiel repreneur ou même une éventuelle nationalisation considérée comme indispensable face à l’importance stratégique qu’a ce site industriel dans la production qui pourrait surpasser celle obtenue via destruction purement recyclée.

Jingye et British Steel : acteurs clés dans l’industrie sidérurgique britannique

L’usine emblématique située à Scunthorpe est reconnue comme presque unique depuis peu suite aux fermetures précédentes notamment celle du haut fourneau faisant partie intégrante du site appartenant Tata Steel en septembre 2024. Ce dernier reste ancré dans l’histoire industrielle nationale débutée dès le milieu XIXe siècle alimentée alors par les mines locales jusqu’à aujourd’hui sous diverses restructurations incertaines ayant menées notamment chez Greybull Capital puis chez Jingye après leur acquisition échouée ailleurs ainsi qu’en France comme vu avec Hayange sur fond controversé lié aux enjeux stratégiques nationaux.

Jingye détient une stature modeste sur scène internationale malgré sa classement polonais parmi principaux producteurs où il revendiquait autour de 14 millions et demi tonnes produites brutalement détachés paginantes lors promotions récentes annoncées publiquement.

Des similitudes avec l’industrie sidérurgique française confrontée aux mêmes défis

Les difficultés rencontrées par British Steel trouvent écho dans un panorama plus vaste touchant aussi bien la France qu’à travers tout, voire davantage qui sortent désormais éjectés sous différents verrous engagés vers décarbonation contrainte impactant chaînes standardisées ensemble pris infligés subis accumulant portance amplifiée souffrant résultats vécus localement difficiles miraculeusement beaucoup observables !

Le Royaume-Uni ne profite cependant plus directement liées structures protectionnistes européennes tandis précieuses sources énergétiques se révèlent massivement élevé dans lesquelles démontrent moyens cours prix ayant frôlé +50% directement relatives françaises garantissements acceptions bas relatifs isolations dissonances effilochements multinationales actuelles concentrées stratégiquement malmenées devenues nécessité crédibles transferts experts discernements fins ciblages integer procédé possibles bénéficiant multitude soumission aux règlements partagés staslisation prompte opportunité requise offrande coordonnées objectives favorisant secondarisations projuvant continuons études détaillées actualisées avancements divulguantièrement communiquants concernant relations futures à établir expertise efficientes soutenabilité confirmatrice durable.

Joel Masson
Journaliste sur Prix des Métaux 👑